23 janvier 2026

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Plus de moyens pour les AED !

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Plus de moyens pour les AED !

Cette année, comme chaque année, il manque de moyens pour recruter davantage d’assistantes d’éducation dans nos établissements, le recteur nous indique implanter davantage de moyens (une centaine d’équivalent temps plein pour les 332 établissements du second degré de l’académie) que ce que lui donne le ministère mais ceci reste insuffisant.

De septembre à décembre, dans un contexte de fortes restrictions budgétaires, les remplacements se faisaient au cas par cas, le plus souvent pas du tout. De nombreux personnels se sont retrouvé davantage en difficulté pour mener leurs missions, générant incompréhension et souffrances. Le rectorat a enfin publié le lundi 15 décembre 2025 une circulaire relative aux « règles de gestion des suppléances des assistants d’éducation » (voir à la fin de l’article). Cette circulaire explicite les règles suivies pour les suppléances mais ne règle pas les difficultés de remplacement en dehors des internats. Ces règles nous alertent particulièrement par leur dureté et nous apparaissent créer de nombreuses difficultés.

Dans les lycées, seules les absences en internat seront effectivement remplacées. Pour la partie externat il faudra au moins une absence simultanée de deux AED pour au moins 15 jours pour peut être avoir une suppléance peut être (probablement) inférieure à la quotité des AED à remplacer. Arrivé au mois de juin les suppléances ne seront plus accordées que dans des situations exceptionnelles.
Ainsi toute absence, remplacée ou pas, générera des modifications conséquentes de services des personnels en poste.

Dans les collèges les remplacements s’effectueront à 80% de la quotité initiale (et donc un remplacement effectif inférieur à 80% du fait des congés annuels liés au contrat). Ce remplacement aura en plus un délai de carence de 15 jours à moins qu’il y ait moins de 3 AED présentes dans l’établissement.

Pour parachever le tableau, les vacances scolaires ne seront plus comprises dans le contrat des remplaçantes (sauf dans les cas d’arrêts longs enjambant les vacances).

Seules les AED en congé parental (qui ne sont pas rémunérées par le rectorat lors de ce congé) pourront être entièrement remplacées.

Ces règles entraînent de grave problèmes d’effectivité des droits des personnels (temps partiel thérapeutique pas compensé, demande d’absence pour passer des examens ou concours...). De plus elles sont de nature à encourager des discriminations à l’embauche (pour, par exemple, s’assurer de ne pas avoir d’AED absente pour cause de congé maternité ou paternité, ne pas embaucher d’étudiante pour ne pas avoir à leur donner une décharge...) ainsi que des réductions de quotité pour les contrats des AED (pour que d’éventuelles absences aient moins d’incidence sur le fonctionnement des établissements), précarisant davantage ces personnels.

Le SNES-FSU revendique plus de moyens pour les AED pour :

  • davantage d’AED dans les établissements ;
  • le remplacement complet et dès que possible des AED absentes ;
  • une grille salariale nationale et un salaire minimum de 1850 € nets ;
  • un temps de travail hebdomadaire de 24 heures pour un temps plein ;
  • aucun CDD de moins de trois ans et un encadrement strict et équitable du passage en CDI après six ans d’exercice ;
  • un recrutement et une évaluation académiques sur critères transparents ;
  • le droit à la mobilité et la portabilité du CDI d’un poste à l’autre.

    Le SNES-FSU invite ses adhérent-es pour avancer sur ce sujet le mercredi 4 mars à 14h30, inscription en ligne via votre espace adhérent : https://r.snes.edu/inscription